Septembre 2025. Un dossier atterrit sur nos bureaux. Notre client, prudent, nous mandate pour sonder un partenaire potentiel avant de sceller une alliance stratégique. La cible ? La Société A, filiale d’un géant coté de l’énergie. Sur le papier, un opérateur technique exemplaire en Nouvelle-Zélande. Dans la réalité… C’est ce que nous devons découvrir.
Acte I : La façade impeccable
Les premières heures d’investigation semblent confirmer l’évidence : la Société A est irréprochable. Techniquement compétente, parfaitement intégrée dans son groupe, opérant dans un environnement réglementaire stable. Aucune sanction. Aucun contentieux direct. Le profil idéal pour un partenariat d’envergure.
Trop idéal ?
Acte II : La première fissure
C’est en examinant l’organigramme que notre attention se focalise. La Société A n’a, en réalité, aucune autonomie. Entièrement dépendante de sa maison mère, la Société B, pour ses processus, ses outils, sa stratégie. Une marionnette bien huilée, certes, mais dont les fils remontent ailleurs.
Nos analystes remontent la chaîne. Si la Société A est propre, qu’en est-il de celle qui tire les ficelles ?
Acte III : Les ombres du passé
La Société B. Un groupe coté, transparent… En apparence. Mais en scrutant son actionnariat, un nom surgit : la Société H. Un actionnaire historique qui, récemment, a dû réduire sa participation. Sous la pression. Les autorités néo-zélandaises s’inquiètent de montages financiers opaques domiciliés aux Îles Caïmans.
En creusant davantage, un autre détail émerge : le fondateur de la Société H entretient des liens documentés avec un agent public en Jordanie. Des relations qui posent question.
Acte IV : La toile internationale
Mais ce n’est pas tout. En parallèle, la Société B elle-même fait face à deux tempêtes juridiques :
- Un arbitrage international en Colombie, où plane le spectre de la corruption
- Une action collective dans son pays d’origine, menaçant sa réputation et ses finances
Deux contentieux qui, bien qu’indirects, projettent leur ombre sur l’ensemble de l’écosystème. Y compris sur la Société A.
Acte V : La clarté dans le brouillard, enfin
Notre évaluation SKAN-4X livre son verdict : la Société A est techniquement solide, mais elle porte en elle les vulnérabilités de son groupe. Des risques réputationnels hérités. Des risques financiers indirects. Des zones d’ombre dans la gouvernance de sa maison mère.
Grâce à notre investigation, le client dispose désormais d’une vision à 360 degrés. Il ne se laisse plus aveugler par la façade rassurante. Il voit la machine complexe qui se cache derrière. Il peut piloter cette relation avec vigilance, exiger des clarifications, mettre en place un suivi renforcé de l’actionnariat et des contentieux.
Il se prémunit contre les mauvaises surprises. L’investissement est sécurisé. Le programme anti-corruption renforcé. La mission accomplie.
Mais une question demeure : combien d’entreprises, en ce moment même, s’associent à des partenaires sans avoir scruté les profondeurs insoupçonnées de leur écosystème ?
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Pour aller plus loin :
- Notre solution Conformité
- Le service SKAN-4X en détails
- Nos autres exemples de missions « Conformité »
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